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La maintenance est une activité indispensable, complexe, variée et pénible qui sort souvent du cadre de nombreuses normes ou de la législation en termes de sécurité au travail. En effet, dans de nombreux secteurs industriels la variabilité des tâches qui est demandée aux opérateurs impose souvent des contraintes mal comprises et peu étudiées. La société Airbus Helicopters, au travers de son service maintenabilité (ETXO) a, dès 2016, mis en place des travaux et des actions associées pour mieux intégrer le facteur humain en maintenance, en particulier avec une meilleure exploitation des outils de simulations physiques et digitaux, notamment la réalité virtuelle, à des fins d’analyse du facteur humain (Bernard et al., 2019a). L’enjeu majeur était notamment d’adapter, aux processus de conception existants, des méthodes simples pour sensibiliser les acteurs-métiers de la maintenabilité, non spécialistes en facteur humain, à l’intégration du facteur humain (Bernard et al., 2019b) dans un contexte de développement d’un aéronef complexe et mouvant. Cependant, cette recherche reste davantage focalisée sur la dimension physique de l’ergonomie (IEA, 2000). Ainsi, l’analyse des erreurs humaines et leur compréhension restent essentielles, notamment au regard des accidents dont les causes se partagent entre les conditions de travail et les erreurs humaines relevant davantage du cadre cognitif que du cadre physique, avec pour point central l’organisation du travail. C’est pourquoi, une deuxième thèse sur les aspects organisationnels et psycho sociaux a commencé en 2019 afin d’enrichir les travaux menés et d’optimiser la synergie existante entre les aspects physiques, organisationnels et cognitifs. Toujours dans une optique d’amélioration des processus de conception et de réduction de l’erreur humaine, l’objectif de ces travaux était de réduire l’écart entre la sécurité réglée et gérée par l’utilisation d’une démarche de conception participative de la maintenance (Murie et al., 2021).
Ce nouveau projet de thèse s’inscrit donc dans la continuité de ces deux projets de thèses. Celui-ci comprendrait deux axes majeurs :
- Optimiser l’usage de la réalité augmentée (RA) dans les processus de conception pour anticiper l’activité future de maintenance. Il s’agirait de définir et fiabiliser l’utilisation de la RA pour aider les opérateurs dans la réalisation des tâches de maintenance. Ainsi, nous nous questionnerons sur sa pertinence pour réaliser les analyses ergonomiques.
- Concevoir une méthode d’évaluation de la charge cognitive sur l’appui des outils digitaux. Ces recherches permettront une meilleure compréhension des erreurs de l’opérateur par la simulation et prise en compte de la diversité du travail en maintenance. Et par conséquent, le développement d’une méthode permettant d’anticiper les erreurs humaines par la simulation.

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Berthon Lorrys