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Cette recherche étudie l’impact du design biophilique sur le bien-être et la cognition humaine, en utilisant la réalité virtuelle immersive (VR) combinée à des mesures physiologiques et psychologiques. La motivation de cette étude découle du besoin croissant de comprendre comment les environnements construits peuvent soutenir la santé et la performance cognitive humaines, notamment dans les contextes urbains et de bureau où l’exposition à la nature est limitée. Grâce à la technologie VR, cette étude permet d’effectuer des investigations contrôlées et reproductibles des influences environnementales sur les réponses humaines, ce qui est souvent difficile à réaliser dans des contextes réels.
Ancrée dans la Théorie de la Restauration de l’Attention (ART), la Théorie de la Réduction du Stress (SRT) et la Biophilie, cette étude s’appuie sur des preuves montrant que l’exposition à des éléments naturels — tels que la végétation, la lumière naturelle et les formes organiques — réduit le stress, restaure l’attention et améliore la performance cognitive. La VR permet de simuler de manière contrôlée des espaces architecturaux, rendant possible l’évaluation pré-occupationnelle des environnements.
La première étude adopte un protocole expérimental contrôlé et randomisé avec 128 participants, répartis dans deux conditions VR : un environnement virtuel non biophilique et un environnement virtuel biophilique. Les réponses des participants sont mesurées à l’aide de l’EEG, du rythme cardiaque, de la conductance cutanée, de la pression artérielle et d’instruments d’auto-évaluation (PANAS, STAI-S, PRS), en parallèle d’une tâche cognitive de type n-back.
La principale contribution de cette recherche réside dans l’intégration de la VR immersive avec des mesures physiologiques et psychologiques multimodales afin de quantifier les effets réparateurs du design biophilique. Cette approche démontre non seulement les bénéfices mesurables des environnements biophiliques sur la réduction du stress, le bien-être émotionnel et le fonctionnement cognitif, mais fournit également un cadre validé pour l’évaluation pré-occupationnelle dans le processus de conception architecturale.
Ensemble, ces mesures permettent d’examiner comment les environnements virtuels biophiliques et non biophiliques influencent le stress physiologique, le bien-être émotionnel et la cognition, offrant ainsi une vision globale des effets réparateurs. Cette contribution s’inscrit directement dans les objectifs plus larges de la recherche visant à faire progresser les stratégies de conception architecturale fondées sur des preuves pour promouvoir le bien-être humain, et à informer les concepteurs, les décideurs et les organisations sur la valeur de l’intégration des éléments naturels dans les environnements bâtis.

Thèse financée par l'agglomération de Laval 

P&I - Présence et Innovation
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Lebasi Aida